La Gare de l'Est est ouverte en 1849 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg, sous le nom d'« embarcadère de Strasbourg ». Elle comprend alors deux voies à quai pénétrant sous un grand hall. Cette partie la plus ancienne correspond au hall Grandes lignes actuel (moitié ouest de la gare). Ses plans sont dus à l'architecte François-Alexandre Duquesney et à l'ingénieur Pierre Cabanel de Sermet ; les travaux commencent en 1847, et Napoléon III l'inaugure en 1850. Elle prendra le nom de « Gare de l'Est » en 1854, après un premier agrandissement consécutif à la mise en service de la ligne de Mulhouse dont la compagnie, devenu Compagnie des chemins de fer de l'Est, avait obtenu la concession. La gare compte alors quatre voies à quai, dont deux nouvelles à l'extérieur du hall, et la ligne est elle-même dédoublée, de deux à quatre voies, jusqu'à la bifurcation de Noisy-le-Sec, point où les lignes de Strasbourg et de Mulhouse se séparent. La Gare de l'Est au début du XXe siècle. Devant la gare se trouvent : - un autobus ligne B (Trocadéro-Gare de l'Est) de la CGO - l'entrée principale de la station du Métro de Paris - un tramway électrique à impériale, sans doute également de la CGO Elle connait d'importantes transformations en 1885, puis en 1900. À cette date, les voies sont raccourcies et ne pénètrent plus dans le hall. Enfin entre 1924 et 1931 par l'ingénieur Bertaud, elle fut dédoublée, prenant sa physionomie actuelle. La nouvelle partie située à l'Est est symétrique à la première. La gare compte alors 30 voies à quai. Cet agrandissement entraîne une profonde modification du quartier. Le 4 octobre 1883, la Gare de l'Est est le théâtre du départ du premier Orient Express à destination de Constantinople. Cette gare, tête d'une ligne stratégique vers l'Est de la France est aussi le lieu des grandes mobilisations, et ce, au début des deux conflits mondiaux (1914 / 1939) Dans le hall Grandes lignes, une peinture monumentale, Le Départ des poilus, août 1914, offerte par le peintre américain Albert Herter, « en souvenir de son fils mort » devant l'ennemi en 1918, près de Château-Thierry (dans l'Aisne), était exposée depuis 1926 en présence du maréchal Joffre. Cette peinture monumentale de 5 m de haut sur 12 m de long, décrochée début mars 2006 pour être transférée, en vue de sa restauration, à la Cité du train de Mulhouse, a été réinstallée en 2008. Source